Kizomba
La kizomba est un genre musical et une danse de couple. Elle est née en Angola dans les années 80 de la rencontre entre le semba angolais et le zouk antillais.
En 1985, le groupe Kassav donne son premier concert dans le pays devant près de 100 000 spectateurs conquis. La musique est belle, les sonorités sont coutumières. Le public ne résiste pas à l’envie de danser. Et il danse. Mais les pas sont ceux du semba. On danse donc du semba sur du zouk. C’est ainsi que naît spontanément la kizomba.
C’était la fête. Le seul mot qui convenait pour cette nouvelle danse était tout trouvé : « kizomba », tiré du kimbundu, l’une des langues les plus parlées en Angola, et qui signifie « fête ».
Des musiciens tels que Eduardo Paim vont contribuer à établir les bases de ce nouveau genre de musique urbaine. Souvent appelée « tango africain », la kizomba est une danse à la fois technique et sensuelle, qui accorde une grande place à l’inspiration, à l’improvisation et à la fantaisie des danseurs. Elle est accessible à tout le monde. Née dans le métissage, elle un carrefour d’influences diverses qui n’ont pas cessé de l’enrichir.
D’abord popularisée dans les pays africains lusophones comme le Cap-Vert, le Mozambique, la Guinée Bissau ou Sao Tomé, elle arrive doucement en Europe, par le Portugal, puis la France, avant de devenir aujourd’hui l’une des danses les plus connues au monde.
